Dakar : Du désespoir à l’exil , un cercle vicieux pour jeunes guinéens

Article : Dakar : Du désespoir à l’exil , un  cercle vicieux pour jeunes guinéens
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1 mars 2018

Dakar : Du désespoir à l’exil , un cercle vicieux pour jeunes guinéens

Mamadou Lamarana Diallo , jeune candidat à l’immigration

Le Sénégal est le pays africains ou vie la plus grande communauté guinéenne. Elle est estimée à plus de Deux millions d’habitants menant des activités dans la capitale Dakar et les villes de province. Depuis des années plusieurs ressortissants guinéens y ont fait fortune et certains d’ailleurs y vivent définitivement avec leurs familles.

La pluparts d’entre eux sont dans les petits commerces: tenanciers de boutiques, magasins et les plus jeunes sont ambulants, vendent à la sauvette.

Parmi cette dernière catégorie on retrouve, des jeunes déscolarisés dont l’âge vari entre 15 et 23 ans. Très jeunes, ils vivent péniblement la précarité dans les quartiers de Dakar. Pendant mon séjour dans la capitale sénégalaise, j’ai fait une immersion dans le quotidien de ces jeunes qui caresse la folle envie d’immigrer en Europe ceux malgré les risques de perdre leurs vies.

Ils sont une trentaine, qui dorment à la belle étoile au village artisanal de Soumbedioune dans la commune urbaine de Médina. Six heures de sommeil par jours, avec des interruptions inopinées fréquentes.

Mamadou Lamarana Diallo, 22 ans élève en classe de 12 ème, venu de la cité industrielle de Kamsar vie depuis 14 mois dans le calvaire de cette ville Dakaroise. Avec un sourire forcé tiré du visage, sous l’effet de notre caméra, le jeune Lamarana explique cette terrible vie qu’il mène avec ses amis guinéens.

Il était presque 18 heure, le soleil s’enfonçait dans l’océan Atlantique quand notre reporter arriva sur les lieux. Lamarana et deux ses camarades sont assis sous une tente. Alors que les deux deux amis discutaient chaudement sur la nécessité que chacun respect le droit d’aînesse, le jeune Mamadou Lamarana Diallo, solitaire stylo en main et un carton sur ses pieds posait tranquillement des mots pour sa maman, son pays et sa ville natal (Kamsar).

Dans sa redaction il fait des promesses de réussite à sa defunte mère. Une maman qui plaint certainement le sors de son fils.《 Ce n’est pas mon voeux de rester en Afrique dans cette galère. Maman je suis conscient de mon Etat actuel, car je suis misérable. Mais sache que ce n’est pas mon voeux d’être dans les difficultés actuellement. Mon état dépend du tous puissant. Car je sais que Mon jour viendra un jour》 ecrit-il sur le carton de pommes posé sur ses jambes.

Ce fameux jour, Lamarana et ses amis l’attendent et ils croyent en leur destin. Voici comme notre reporter emtame sa discussion avec ses jeunes débrouillards qui vegetent au quotidien.

Dans les échangent les jeunes expliquent qu’ils sont une trentaine passanr leurs nuits dans ce port du village artisanale de Soumbedioune sur des lits de fortune pour certains et des nattes pour d’autres.

Pour avoir une belle couchette, il faut être le premier venu. 《C’est la seule chance que vous avez pour être sous un abri. Même si souvent les anciens eux maintiennent leurs places qu’ils ont rendus intouchables pour les nouveaux 》
La plupart d’entre eux travaillent au grand marché Sandaga de Dakar. Durant leurs penibles journées, ils reviennent souvent à la maison avec une maudite sommes de de 500 à 1000 Fcfa par jour, soit (6000 à 12000 Gnf). Dans cette recette, ses jeunes débrouillards soutirent le dîné et essayent d’épargner également dans l’espoir d’engranger une sommes pouvant leur permettre de continuer l’aventure du rêve européen.

Le port du village artisanal de Soumbedioune dans la commune urbaine de Médina

D’où tirent ils leur espoir de gagner le pari Européen ?

《Nous sommes ici, beaucoup de nos amis ont fait ce que nous sommes entrain de faire. Et finalement ils ce sont retrouvés de l’autre côté (Europe), parce qu’ils ont crû en leurs rêves et la bénédiction des parents accompagne toujours》rouspette un d’entre eux qui pense que ce qui se passe en Lybie ne les ébranlent pas. Et à Aboubacar Diallo jeune ressortissant de la ville d Gaoual de renchérir que 《 La lybie n’est pas le seul chemin qui mène à l’Europe. Même si je trouve que les libyens ont été méchants avec les noirs, je pense que c’est pas des actes qui vont nous effrayés parce que sur cette terre seul, Dieu détient l’âme de chaque individu. Vous même vous savez que malgré tous ça des gens parvienne à passer. Et d’ailleurs c’est pas toutes les vidéos qui circulent sur Internet qui sont vraies》conteste t-il.

Un retour au bercail est-il synonyme d’échec ?

En tous cas c’est bien ce que pense la plupart d’entre eux. Ils jurent vivre cette misère Dakaroise que de retouner dans leurs villes respectifs. 《C’est vrai que les choses sont difficiles ici. Mais nous préférons nous battres ici que de retourner. ici nous pouvons faire des travaux qu’ont ne souhaiteraient jamais faire en Guinée. En sus de ce dégoût nous avons quitté nos parents pour un objectif. il faut vaille que vaille l’atteindre. Sinon c’est très honteux qu’on retourne alors que nos amis laba ont franchi des étapes》tente de justifier Boubacar Diallo.

Plus loin l’orphelin du groupe Mamadou Lamarana Diallo explique que: 《 si je trouve quelqu’un qui peut prendre mes études en charge, je rentre. il fût un temps je travaillais chez une femme dans un restaurant. A la fin du mois elle me payait 20.000 Fcfa. Mais depuis lors je l’ai quittée parce que ses frères et sœurs me surexploitaient …je n’ai pas eu de boulot constant. J’ai entrepris de vendre du café, les gens prenaient à crédit et finalement j’ai laisse tomber. Actuellement je passe la journée ici dans l’espoir d’avoir un autre boulot. En attendant je passe la journée ici, a contempler les gens. Bien que j’aie l’espoir d’avoir un autre boulot, parce que tous mes amis savent que je suis en quête. 》confie t-il avant de continuer sa rédaction sur carton vide de pomme de terre.

Pendant ce temps je continuait a échanger avec les autres qui expliquaient les déboires dans la capitale sénégalaise.

Tous presque vivent la même routine, des journées retentissantes et des soirées douteuses et souvent même incertaines d’avoir au moins six heures sommeil dans leurs « nids » de refuse.

l’espoir, ils en ont également et pense déjà à un lendemain meilleur bien qu’il ne se profile pas à l’horizon. Pour exprimer cet espoir qu’ils ont, Mamadou Lamarana Diallo terminais sa rédaction pour le titre《Je suis chez moi》 de l’artiste Français d’origine guinéenne Black. Comme pour dire qu’ils sont prêts à affronter les difficultés et les adversités pour atteindre leurs objectifs.

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